Maraudes

Comment organiser une maraude citoyenne ?

 Marauder c’est sillonner les rues, aller à la rencontre des sans-abri et des plus démunis afin de leur distribuer vêtements et alimentation mais surtout d’évaluer leurs besoin et de donner un peu de chaleur humaine.

De nombreuses associations « citoyennes » ont vu le jour ces dernières années. Leur spécificité ? Aller au devant des gens de la rue là où ils sont en « voisins », « en frères », en « amis ». Avec un peu de recul et beaucoup d’empathie pour offrir un repas, un casse-croûte, un sourire, de l’écoute et un peu de temps. Souvent 12 mois par an. Y compris l’été, quand il y a de plus en plus de personnes sans-abris dehors et de moins en moins de place en hébergement d’urgence et de structures ouvertes ou présentes sur le terrain.

Qui sont les maraudeurs ? Vous, pourquoi pas !

A – TROUVER DES VOLONTAIRES POUR LA MARAUDE

Si vous êtes à Nîmes, vous pouvez vous inscrire auprès des associations existantes dont la liste est jointe en annexe. Certaines  organisent des maraudes sur Nîmes régulièrement. Toutes les adresses et les numéros de téléphone figurent dans cette liste.  Si vous êtes en dehors de Nîmes, rapprochez vous des associations ou de votre mairie, ils sauront vous orienter.

S’il n’y a pas d’association dans votre ville, vous pourriez créer un groupe avec des personnes de votre région ou localité qui partagent votre intérêt pour les gens de la rue et votre envie de ne pas demeurer inactif.

Vous pouvez contacter ces personnes et leur demander si elles font déjà partie d’une maraude ou si elles seraient ok pour en organiser une.

Sur cette liste, vous trouverez également des associations qui seraient ravies de vous voir les rejoindre. Il y a aussi et souvent des appels au renfort des pools de maraudeurs.

Il faut des volontaires, minimum 3 ou 5, et idéalement un homme pour vous accompagner. Marauder la journée : un après-midi, prévoir minimum 3h, bien chaussés, ne pas avoir peur d’arpenter les rues, munis d’un sac à dos ou d’un caddie avec le nécessaire.

Le soir, les sans-abris étant plus « dispersés », il vaut mieux marauder en voiture pour circuler plus rapidement.

 

B – COLLECTER LE NÉCESSAIRE

Si vous êtes à pied (transports en commun) mettez le strict nécessaire dans votre sac à dos. Attention à ne pas trop se charger. Si vous êtes en voiture vous pouvez stocker plus de choses et venir y chercher des affaires si besoin.

 

Liste du nécessaire prisé par les sans-abris et collecté par les associations.

(cliquez sur l’ image pour l’ agrandir)

Liste

 

 

C – SUR LE TERRAIN…

Une approche douce est nécessaire. Un premier bénévole d’approche, les autres demeurant un peu en retrait. Puis, prendre le temps de parler, en se mettant à la hauteur de la personne qui peut être un peu sur ses gardes et apeurée mais qui avec une tasse de thé et un petit gâteau fait maison va peut-être s’ouvrir un peu et se confier plus facilement.

Le vouvoiement montre que vous respectez la personne en tant que telle. Beaucoup de choses peuvent passer par le regard, alors regardez la personne dans les yeux.

Lorsque la relation est établie sur plusieurs semaines, le tutoiement s’instaure parfois. Il convient dans ce cas qu’il soit réciproque.

Les maraudeurs « citoyens » vont au devant de leurs « frères de la rue » (NDLR n’y voyez aucune connotation religieuse) sans gants, au propre et au figuré. La rencontre se fait beaucoup avec le cœur…

Évaluez l’environnement avant d’intervenir : si la personne est allongée, ne vous asseyez pas par terre mais mettez plutôt à genoux, de manière à pouvoir vous reculer facilement en cas d’agressivité ou d’approche trop « intime ».

Entamer la conversation tout en douceur et lui demander ses besoins, où il dort et s’il a besoin d’un hébergement, d’aide matérielle etc. grâce aux documents en annexe vont pourrez l’orienter.

Le rassurer sur le fait qu’on n’est pas là pour le dénoncer ou autre mais pour voir s’il a besoin de quelque chose, les sdf peuvent se méfier d’une main tendue…

Être à l’écoute de la personne est primordial, elle va peut-être ressentir le besoin de son confier, de raconter son parcours… L’écoute est très importante.

Si une personne n’a pas d’hébergement pour la nuit ou les nuits suivantes, et qu’elle le souhaite, appeler le 115 et demander s’il y a des places. Si c’est tard en fin de journée l’hébergement ne sera pas toujours trouvé pour la nuit qui vient. Prendre les coordonnées de la personne s’il a un portable pour le recontacter plus tard lorsqu’une proposition se fait.

La rue est un milieu hostile qui peut être propice à l’agressivité ou à l’alcoolisation (il ne faut pas généraliser mais il vaut mieux être informés pour mieux réagir au cas où). Il faut analyser le terrain, détecter si les personnes sont alcoolisées ou au comportement étrange, et ne pas hésiter à déléguer lorsque l’intervention n’est pas de votre ressort.

Si la personne est dans le besoin de soins immédiats et si urgence, appeler les pompiers ou la protection civile.

Si vous maraudez en voiture, ne pas ouvrir le coffre devant un groupe afin d’éviter un attroupement et qu’ils veuillent tous avoir la même chose que les autres.

Gardez votre calme en toutes circonstances, le calme inspire le calme… En cas d’agressivité, baissez le ton et ne pas insister. Certaines personnes peuvent refuser votre aide.

Ne pas essayer de faire de la quantité, mais de la qualité. Pensez aussi à sourire.

Si vous décider de vous investir en solo ou avec un petit groupe, il ne faut pas hésiter à demander à une association citoyenne plus ancienne ou expérimentée la possibilité d’effectuer quelques maraudes avec elle pour acquérir les bons réflexes et un peu d’expérience.

 

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